L’art du plaisir différé, fréquent dans le monde du sport… Il est plus difficile de l’appliquer dans le monde du travail. Pourtant, il est clef ! C’est une leçon générale que nous avons tirée de l’observation des employés qui ont pris l’habitude de faire du sport durant leur semaine de travail.

Dans le tourbillon quotidien, entre réunions, échéances et responsabilités, il est souvent difficile de trouver le temps ou la motivation pour intégrer l’activité physique dans une routine, surtout qu’il s’agit de d’interrompre la journée de travail pour un moment qui ne représente pas forcément un plaisir ou une gratification immédiate. Mais si l’on intègre que la gratification peut être différée, la motivation revient ! C’est ce que se disent par exemple en plein hiver la plupart des gens qui aiment nager : pour garder la motivation ils se répètent souvent qu’ils seront content APRES. Pourquoi ça marche ?

Le plaisir différé : une stratégie managériale autant que sportive !

Il est souvent difficile de surmonter l’inertie initiale pour commencer une activité physique ou démarrer un projet professionnel. Cependant, en se concentrant sur les bénéfices ressentis après l’effort, tels que la satisfaction, la réduction du stress et l’amélioration de l’humeur, il devient plus facile de se motiver. Se rappeler que l’effort d’aujourd’hui est le bonheur de demain peut être une approche puissante pour encourager le mouvement mais aussi l’action dans le travail. Dans une société où l’instantanéité est reine, il est essentiel de redécouvrir la valeur du plaisir différé, notamment dans le contexte professionnel. La capacité à retarder une gratification immédiate au profit d’une récompense future plus significative est un indicateur clé de la réussite personnelle et professionnelle.

« The marshmallow test » : une leçon intemporelle

En 1972, le psychologue américain Walter Mischel a mené une expérience désormais emblématique « The Marshmallow Test : Understanding Self-Control and How to Master it ». En VF, le test de la guimauve : des enfants se voyaient offrir un cube de guimauve et avaient le choix entre manger celui-ci immédiatement ou attendre 15 minutes pour en obtenir un second. Les résultats ont montré que les enfants qui avaient été capables de patienter et donc de se contrôler, avaient tendance, devenus adultes (trente ans plus tard, Walter Mischel les ayant suivi sur le temps long), à mieux réussir dans divers aspects de leur vie, professionnelle et personnelle. Ce test suggère que la maîtrise de soi et la capacité à différer la gratification sont liées à des résultats positifs à long terme.

un homme dans une salle de réunion patiente devant une guimauve (the marschmallow test)

Gratification différée et performance professionnelle

La capacité à différer la gratification est cruciale dans le monde du travail. Elle permet aux employés de se concentrer sur des objectifs à long terme, d’investir du temps et des efforts dans des projets complexes et de résister aux distractions immédiates. Cette discipline conduit à une amélioration des performances, une progression de carrière et une satisfaction professionnelle accrue.

Encourager le plaisir différé en entreprise

Les responsables RH et QVT peuvent jouer un rôle déterminant en cultivant une culture valorisant le plaisir différé. Cela peut inclure la mise en place de programmes de développement personnel, la reconnaissance des efforts à long terme et la promotion d’une vision stratégique des carrières. En favorisant un environnement où la gratification différée est valorisée, les entreprises peuvent améliorer la motivation, l’engagement et la rétention des talents.

Comment intégrer le plaisir différé dans la gestion des équipes ?

En tant que manager, intégrer le concept de plaisir différé dans la gestion des équipes peut transformer la dynamique de travail. Cela commence par valoriser les efforts à long terme plutôt que les résultats immédiats. Par exemple, reconnaître les avancées d’un projet complexe avant sa finalisation ou encourager des actions qui porteront leurs fruits dans plusieurs mois renforce la résilience et la motivation. Créez un environnement où les collaborateurs comprennent que chaque effort consenti aujourd’hui – une formation, un brainstorming exigeant ou un feedback constructif – contribue à des succès futurs. Ce modèle favorise une vision collective orientée vers des objectifs durables, tout en cultivant un sentiment de fierté partagé au moment de récolter les résultats.

En bref !

Adopter le principe du plaisir différé, c’est choisir de se mettre en mouvement aujourd’hui pour récolter les fruits de nos efforts demain. Cette approche, bien que parfois exigeante, mène à des accomplissements durables et significatifs, tant pour les individus que pour les organisations.

Nous avons créé l’Actiscore pour que nos utilisateurs aient une vision simple de leur niveau d’activité physique. Sa compréhension est accessible à tous : une mesure unique qui intègre des données variées. Avec l’introduction de l’Actiscore dans notre application, nous avons créé un outil qui transforme les recommandations de l’OMS en un indicateur clair et motivant.

Qu’est-ce que l’Actiscore ?

L’Actiscore est un indicateur de santé simple à lire, conçu pour vous aider à évaluer votre niveau d’activité physique par rapport aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Contrairement à d’autres solutions trop complexes et donc décourageantes, l’Actiscore se concentre sur une seule donnée claire et accessible : êtes-vous dans les bornes idéales pour votre santé ?

Cet indicateur repose sur les trois piliers des recommandations de l’OMS :

  1. Volume d’activité physique hebdomadaire : Au moins 150 à 300 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée, ou 75 à 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente.
  2. Renforcement musculaire : Deux sessions hebdomadaires minimum ciblant les principaux groupes musculaires.
  3. Diversité d’intensité : Intégrer des activités d’assouplissement et d’équilibre, en particulier pour les personnes âgées, afin de prévenir les chutes.

Un Graphique Clair et Accessible

L’Actiscore vous place dans une des trois zones simples à comprendre :

Ce graphique simple et engageant fait de l’Actiscore un véritable tableau de bord de votre santé. Vous suivez vos progrès facilement depuis l’application, vous améliorez vos performances physiques… La promesse est simple : nous n’avons qu’un corps, il s’agit d’en prendre soin pour qu’il nous emmène le plus loin possible et dans les meilleures conditions. Enfin, être bien dans son corps c’est aussi être bien dans sa tête.

Comment est calculé l’Actiscore ?

L’application Endonora collecte automatiquement vos données d’activité physique (comme la marche ou les séances sportives) et y intègre vos sessions de renforcement musculaire. Vous pouvez également ajouter manuellement des activités telles que le yoga, la natation, le fitness, la marche etc. L’Actiscore adapte automatiquement la mesure unique en fonction des données ajoutées.

Ces informations sont ensuite analysées pour vous fournir une vue complète et personnalisée de votre activité physique. Peu importe votre niveau de départ, Endonora vous accompagne avec des parcours progressifs pour améliorer ou maintenir votre Actiscore.

Petit + : la ligne de pointillés noirs est là pour simuler la zone où vous serez propulsé après avoir réalisé votre prochain parcours Endonora. Simple, non ?

Avec l’actiscore, vous faites le premier pas vers une vie plus active

En mesurant votre Actiscore, vous faites le premier pas pour transformer votre santé. Que vous soyez un débutant ou un sportif confirmé, l’application Endonora et son Actiscore sont vos alliés pour bouger plus et mieux sans prise de tête aucune. Comme on dit chez nous : « vous êtes le point de départ ! » alors à vous de jouer.

Les dirigeants de petites entreprises portent souvent leur activité à bout de bras, quitte à en oublier leur propre bien-être. Entre la pression quotidienne, les responsabilités multiples et le manque de temps, le propre santé devient un sujet relégué au second plan. Pourtant, les effets du stress, de la fatigue et des troubles physiques se font sentir chez eux, avec des répercussions directes sur leur efficacité et sur la croissance de leur entreprise. Il est essentiel de s’interroger sur la manière dont ces chefs d’entreprise peuvent mieux prendre soin de leur santé sans sacrifier leur activité.

74 % des dirigeants renoncent à consulter un médecin par manque de temps, plaçant leur activité au-dessus de tout

Se sacrifier pour l’entreprise

Les dirigeants de petites entreprises, notamment celles de moins de 20 salariés, sont souvent les premiers à sacrifier leur santé pour le bien de leur entreprise. Une étude récente menée par la Fondation MMA et Opinion Way révèle que 74 % des dirigeants renoncent à consulter un médecin par manque de temps, plaçant leur activité au-dessus de tout. Pourtant, ce choix a des conséquences sérieuses sur leur bien-être physique et mental. 

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Ah, la flemme… Cette sensation qui nous pousse à rester immobiles alors que notre raison (et à défaut notre montre fitness connectée !) nous indique qu’il est vraiment temps de se mettre en mouvement. Mais pourquoi avons-nous si souvent envie de ne rien faire, s’agit-il d’une faiblesse personnelle, d’un défaut à combattre absolument ? Rien de tout cela. Selon la science, c’est même parfaitement naturel.

nous sommes biologiquement programmés pour en faire le moins possible lorsque l’occasion se présente

Le chercheur en biologie de l’évolution David Lieberman de l’université d’Harvard nous éclaire avec une perspective scientifique parfaitement déculpabilisante : nous serions aussi bien adaptés à l’effort physique qu’à l’inactivité. Autrement dit, nous sommes biologiquement programmés pour en faire le moins possible lorsque l’occasion se présente. C’est le fruit de millions d’années d’évolution. Nos ancêtres, bien qu’athlètes endurants, capables de longues courses à travers la savane, savaient aussi quand il était temps de s’arrêter, de se reposer et de conserver leur énergie.

Une habitude ancestrale

Selon Lieberman, les chasseurs-cueilleurs du passé – tout comme les tribus vivant encore de manière traditionnelle aujourd’hui – ne bougent pas plus que nous lorsqu’ils n’ont pas besoin de le faire. Chasser pour manger, fuir pour survivre, voilà des activités nécessaires qui les gardaient en forme, mais une fois ces tâches accomplies, ils n’avaient pas de raison de courir pour le plaisir ! Ce qui est fascinant, c’est que malgré nos modes de vie modernes, nos cerveaux n’ont pas tellement changé. Comme l’explique Lieberman, la plupart des gens aujourd’hui font de l’exercice uniquement si c’est amusant – par le jeu, ou si cela devient absolument nécessaire, comme lorsqu’ils se rendent compte que la troisième boîte de beignets n’est peut-être pas une si bonne idée. L’instinct d’éviter les efforts superflus reste donc profondément ancré en nous.

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« L’important c’est de participer » disait Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux Olympiques modernes : la notion de jeu collectif est l’une des valeurs du sport les plus appréciées et qui peut aussi être un atout une fois appliquée dans le monde du travail et plus particulièrement celui de l’entreprise.

Prendre soin de ses équipes, les motiver, les stimuler, c’est exactement ce que fait un bon coach sportif. Alors, prêt à chausser vos baskets pour diriger autrement ?

Mais ce n’est pas la seule valeur du sport qui peut y être transposée. Dépassement de soi, esprit d’équipe ou encore résilience – ont plus de points communs avec le monde de l’entreprise que vous ne le pensez peut-être.

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Quand j’entends quelqu’un dire « je n’aime pas le sport », ça me fait quelque chose. Mais je comprends. C’est vrai, le sport peut sembler difficile, chronophage, désagréable et demande souvent de la discipline et de la motivation.

Rester assis pendant dix heures sur une chaise, la tête penchée sur un écran, est une recette pour la fatigue

Pourtant, pas besoin de courir un marathon chaque mois pour « se mettre au sport ». Bouger un peu chaque jour suffit à ressentir des bienfaits considérables. Notre corps est conçu pour être actif. Littéralement. Ce n’est pas qu’une opinion, c’est une réalité scientifique : rester assis pendant dix heures sur une chaise, la tête penchée sur un écran, est une recette pour la fatigue, la maladie et le mal-être.

Le souci, c’est que pour beaucoup, le terme « sport » évoque souvent l’entraînement intensif, la compétition et la difficulté. En réalité, pas besoin de se préparer pour un Ironman pour profiter des avantages de l’activité physique. Commençons par la terminologie. Parler d’« activité physique » paraît moins intimidant que parler de « sport ».

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Une révolution en marche ? Il ne s’agit plus d’une simple tendance, mais d’une transformation profonde et structurelle de nos lieux de travail, avec un impact considérable sur le bien-être et la performance des salariés.

Bien-être et performance : le duo de choc !

Aujourd’hui, intégrer le sport dans le quotidien des entreprises est devenu un game-changer. Pourtant, en novembre 2023, seulement 13 % des dirigeants français avaient mis en place des aménagements sportifs pour leurs équipes, selon un article d’Arthur Deshayes. Ce chiffre reste faible, alors même que l’intérêt des salariés pour ces initiatives est indéniable : 78 % des employés se disent prêts à consacrer du temps au sport organisé par leur entreprise (source : Groupe Harmonie Mutuelle). Les bénéfices pour l’entreprise sont tangibles. En plus de combattre la sédentarité, le sport contribue à une amélioration mesurable de la productivité, avec une augmentation estimée entre 6 % et 9 %, et une réduction de l’absentéisme de 32 % (source : FFSE). Ce duo bien-être/performance apparaît donc comme une stratégie gagnante pour l’entreprise.

Les initiatives sportives en entreprise se multiplient et commencent à transformer l’environnement de travail

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Les coachs d’aujourd’hui et autres auteurs d’ouvrage de développement personnel n’ont rien inventé et s’intéressent souvent à la pensée antique. Voici une petite liste des classiques d’hier et d’aujourd’hui pour pratiquer le lâcher-prise… Comme le disait Marc Aurèle : « que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre ! »

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Aujourd’hui, le bonheur est devenu une véritable injonction sociale. Il faut jouir, profiter, être heureux tout le temps. Une vision un peu erronée de l’épicurisme, non ? Ce courant philosophique n’échappe pas aux clichés : on l’associe à la froideur, à l’égoïsme, voire à l’indifférence. Mais en réalité, il est bien plus que cela.

Il faut viser le meilleur corps possible – non par vanité, mais parce qu’il est notre seule véritable demeure. Il faut en prendre soin pour optimiser nos capacités.

Epicure de rappel 

Etre épicurien n’est pas vivre vos passions sans entraves. En réalité, Épicure prônait l’ataraxie, c’est-à-dire l’absence de trouble. Avant toute action, il faut en mesurer les conséquences. Une véritable arithmétique des plaisirs qui rappelle que l’excès est rarement une bonne idée. De la mesure en toute chose disait-on souvent autrefois…

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